Revue du Tanka francophone

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Mise à jour : 28 septembre 2017

Nous écrire :   
La Revue du tanka francophone est une revue littéraire qui paraît trois fois par an : Février, juin et octobre.

C'est un espace de création et d'échanges autour du tanka, poème court, de forme fixe, originaire du Japon et qui est devenu une forme poétique universelle.

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Actualité de la Revue et des Editions du tanka francophone

Numéro en cours : octobre 2017

Numéro à venir : Février 2018

Sommaire intégral des numéros depuis 2007

Dates butoirs d'envoi d'articles ou de tanka :

- Pour le numéro de février, c'est le 15 décembre
- Pour le numéro de juin, c'est le 15 avril
- Pour le numéro d'octobre, c'est le 15 août

 Revue du tanka francophone octobre 2017  Revue du tanka francophone numéro 31
Revue du tanka francophone - février 2017

9 septembre 2007 : Lancement officiel de la Revue du Tanka francophone à Montréal (Québec / Canada)

Sabine Fohr et Patrick Simon

Sabine (administration et promotion de la revue) et Patrick (directeur de la revue).

Janick Belleau et Patrick Simon au lancement de la Revue du tanka francophone

Janick Belleau et Patrick Simon

Dans le cadre de la rencontre mensuelle du Groupe Haïku de Montréal (au Québec - Canada) a eu lieu le lancement officiel de la Revue du tanka francophone.

Une vingtaine de personnes assistaient à l'évènement et ont pu trinquer à la santé de notre revue littéraire qui vient de sortir son premier volume en ce mois de septembre 2007.

Un poème de Jessica Tremblay lu par Janick Belleau à cette occasion

 

A toute heure du jour

je me demande ce que tu fais

le sort est cruel

 

La tempête est encore loin

mais on sent le vent

  

 

 

 

Le texte du lancement de la revue :

 

Le tanka ou poème court est un quintil dont la formule métrique est 5 – 7 – 5 – 7 – 7. Soit 31 syllabes, pas plus pas moins.

 

D’un point de vue historique, le tanka apparaît à l’époque de Heian, au Japon, commençant en 794 et s'achevant en 1185.

 

Le tanka a un rapport avec l’émancipation :

 

  • De l’écriture japonaise versus la Chine grâce aux écrivaines de cette période du Moyen age qui vont donner corps à l’écriture de leur pays se libérant de la culture chinoise.

  • Puis, en Occident, au début du 20ème siècle, de jeunes poètes vont créer une École du haïkaï français. Parmi eux, Paul Éluard, Max Jacob, Jules Renard et Jules Romain. Et le poète, Couchoud, dira que cet intérêt provient d’un " besoin de la sensibilité contemporaine qui, depuis Verlaine et Mallarmé, se méfie de l’éloquence et cherche à fixer par la poésie la sensation et le sentiment élémentaires ".

  • Cette modernité revient aussi d’auteurs japonais du début du 20ème siècle pour qui c’est la " Réciprocité entre le monde extérieur et le sentiment " (Suzuki). A cette époque le Japon s’ouvre sur l’Occident et réciproquement.

 

Revenons maintenant au sens de cette poétique japonaise. Ce qui m’apparaît une caractéristique de celle-ci, c’est l’abolition du moi et la fusion avec l’objet.

" Au lieu d’exprimer son individualité, il se fond de son plein gré dans la nature qui l’entoure, afin de parvenir ainsi avec elle à une union qui transcende le moi. "

 

Ce lyrisme apparaît davantage soucieux de l'autre que de soi, il est interrogateur et critique.

 

Ce retour du tanka correspond à l’idée que " Le poète est celui qui impose un nouveau rythme, une nouvelle façon de dire ou de provoquer le réel. Mais ce travail de revitalisation peut aussi bien prendre appui sur un usage inédit de la tradition, des " textes - sources " et des modèles formels qui en sont hérités. C’est une " Interaction muette avec le monde, dira Roland Barthe.

 

Ou si je reprends les termes de Charles Haguenauer :

 

" Cet amour du monde extérieur n’est ni celui d’Hésiode, de Théocrite, ni celui de Jean Du Bellay, de Francis James. Il ne ressemble pas non plus à ce goût du rustique, de la simplicité et du calme champêtre retrouvé… Cet amour est celui d’un connaisseur, mais d’un connaisseur qui entre en contact avec l’objet de son admiration à l’aide des seuls sens et sans le secours de son intellect… "

 

Aujourd’hui, grâce à Internet, les poètes de la francophonie communiquent ensemble, à travers le tanka et à travers le renga – la poésie en chaîne. Autour de ces mêmes idées que je viens d’énoncer.

 

Dans notre revue, pour son premier numéro ce sont une vingtaine de ces auteurs qui viennent vous parler du tanka et écrire leurs textes contemporains.

Notre but est de prendre modestement la relève d’une revue née dans les années 1950, la Revue internationale du tanka, créée par Jehanne Grandjean et Hisayoshi Nagashima, une revue francophone elle aussi qui a disparu depuis.

 

Cette revue sera trimestrielle, sortant en septembre, décembre, mars et juin de chaque année.

 

Merci à vous pour votre attention.

 

Patrick Simon

directeur de la Revue du Tanka francophone